lundi 21 mai 2012

Quand pousse le mai


Les fougères se déroulent en volutes vertigineuses. Chaque année, elles impriment dans la forme le mouvement rythmique de leur nature ancestrale, impressionnant et inspirant. J’aime les visiter et passer du temps avec elles. Elles me parlent de tout ce qui, de la vie, veut se dire et s’exprimer franchement. La liberté de parole. Un sujet … brûlant en ces jours de manifestations et de nouvelle loi spéciale 78 … Elles portent fidèlement la mémoire du lointain passé de la terre, où les plantes n’avaient pas encore accès aux floraisons et à la production de fruits, mais seulement au minéral (racines) et à l’éthérique (feuilles). En cela, elles n’ont pas changé au fil du temps, malgré le fait que leur taille atteignait alors des hauteurs maintenant inimaginables. 
Bientôt, ici, elles auront achevé leur montée et étireront leurs frondes, assurant moiteur et fraicheur à la terre qui les abrite. Une course s’engage entre le muguet et les fougères. Les fougèrent veulent ombrager la terre, mais les muguets, à leurs pieds, ont besoin de lumière pour fleurir. 
Les pointes acérées des feuilles du muguet poussent toutes deux du même côté de la tige, comme pour en assurer la force de ponction, et percent allègrement leur chemin. La petite plante, grâce à son rhizome traçant appelé griffe, rame littéralement sous le sol, agrandissant constamment son territoire, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je vois déjà apparaître de nombreuses grappes de minuscules clochettes qui se creuseront et blanchiront (ou rosiront) dans les semaines à venir. Le muguet a beau être traditionnellement la fleur du premier mai, ici, il n’atteint sa maturité florale qu’à la fin mai, pour notre plus grande joie. Quelques brins suffiront à griser l’air de nos maisons. 
Chaque jour, avec la chaleur qui s’installe enfin, les manifestations de la vie végétale m’encouragent à l’observation ponctuelle et attentive de leur évolution, si riche d’enseignements et ce malgré tout ce qu’il y aurait à faire… ailleurs. Le dernier pas du printemps est le plus rapide. Si on n’y prend garde, on aura manqué quelques numéros sensationnels du spectacle qui ne reviendra que l’an prochain. Déjà, les pissenlits et les tussilages passent du jaune éclatant au blanc duveteux de leurs sphères de graines, les petits visages colorés des pensées sauvages s’harmonisent avec les gracieuses chélidoines qui hissent leurs candélabres de semences. Les primevères colorent vivement la rocaille alors que le coucou (primula veris) dresse ses hampes florales d’un jaune primesautier un peu partout dans les plates-bandes, même sans avoir été invité à le faire. Coucou ! En voilà un qui porte bien son nom... Qui songerait à s’en plaindre. Les myosotis et l’aspérule blanche illuminent le sol, remplaçant les scilles, les chionodoxas et les derniers muscaris si parfumés. Les narcisses tardives continuent d’embaumer l’air tandis que les jonquilles fanent et que les tulipes s’ouvrent jusqu’à l’évanouissement, exposant leurs cœurs dressés et ivres de pollen.
La violette si verdoyante se couvre de fleurs sucrées d’un mauve profond qui séduisent mes papilles et mes salades. La myrhhe odorante a créé de l’ombre pour le gingembre sauvage et dresse peu à peu ses ombelles odoriférantes que l’air chaleureux se charge de faire circuler jour et nuit. Les vaillantes pulmonaires continuent de fleurir malgré la chaleur qui fane leurs feuilles faites pour le froid. L’hydraste du Canada est en fleurs, ainsi que les anémones du Canada, les monnaies du pape, les actées bleues, les sceaux de Salomon, les trollius et (bien sûr), j’en passe. Les pommiers, pommetiers et cerisiers s’éclatent sans retenue. L’angélique nourrit sa rosette géante et brillante à même la moindre ondée.
Mon petit séchoir est rempli de livèche (appelée aussi céleri vivace ou ache), cette plante grandiose dont les feuilles au goût prononcé prennent le relai du céleri dans les soupes et sauces des saisons froides. Aujourd’hui, je ferai peut-être de la teinture-mère d’ortie Elle est maintenant trop coriace pour la soupe et j’en ferai sécher pour les moments où la vigueur me manquera au cœur de l’hiver.
Hier, j’ai taillé le basilic dans la serre, afin qu’il multiplie ses tiges feuillues. Quel délice ! Toutes mes petites plantules croissent à vue d’œil. Oh ! Je suis bien loin des dizaines de milliers de plantules qui vivaient en pouponnière, choyées dans la grande serre de l’Armoire aux Herbes de jadis. Je fais dorénavant des choix limités à travers les innombrables espèces que j‘aime et ces choix varient d’année en année. Les quelques petits îlots un peu enherbés autour de ma chaumière ne me permettent plus d’inviter trop de belle visite en même temps. En plus des fines herbes, ces incontournables, je m’offre cette fois-ci des belles de nuit, des calendules blondes, des immortelles des sables, des commélines minuscules, des balsamines, des tithonias, des pois de senteur, des sauges bicolores de l’Himalaya et quelques autres. Mes plants de tomates, trapus et solides, viennent de graduer des caissettes où elles avaient vu le jour au sol bien réchauffé de mon petit abri végétal. Ils vont maintenant pouvoir se nourrir abondamment et pousser sans que leurs racines ne soient à l’étroit.
Pendant que je vous parlais amoureusement de mes amies, le soleil s’est levé. Il va faire très chaud aujourd’hui. Je vais donc me hâter d’aller me promener pour voir ce que la nuit m’a légué de merveilles à découvrir. Puis j’ouvrirai les côtés de la serre et fournirai un arrosage copieux à tout ce petit monde qui va se développer joyeusement aujourd’hui. Tout comme nous, n’est-ce pas? Bonne croissance! 


Vous pouvez m’envoyer vos courriels à danielelaberge@hotmail.com Si vous voulez être informés lorsque je mets des nouveaux textes ou change des éléments du blogue, laissez-le moi savoir soit par un commentaire sur le blogue (n'oubliez pas d'inclure votre adresse courriel dans le message.), en devenant membre du blogue ou par un courriel personnel et vous ferez partie de la liste pour ces envois. 

samedi 12 mai 2012

Après un long silence - Inspirante émergence printanière


Inspirante émergence printanière
par Danièle Laberge, herboriste traditionnelle

À la lumière des jonquilles
Ce qu’elle est inspirante, l’émergence, ce printemps! Chaque nouvelle apparition végétale, avec laquelle nous partageons un regard ému, semble nous présenter une facette de la vie, une facette de nous-mêmes que nous retrouvons avec une gratitude éperdue. On n’est jamais aussi vivant que lorsqu’on sait qu’on pourrait bien ne plus l’être. Cette phrase devrait être une pratique de chaque réveil, de chaque nouvelle journée, de chaque saison verte qu’on entame. Rien n’est plus fort que la vie, mais rien n’est aussi précaire que notre présence en ce corps, en cette vie. Vous savez comme moi qu’on vit souvent comme si on avait toute la vie devant soi, et on l’a. Mais sous quelle forme, ça on ne le sait pas.
Comment anticiper l’avenir du vivant? Librement. Car le vivant vit et change de forme et ne se laisse pas incarcérer ou cristalliser impunément. Nous devons croire à la révolution verte, la vraie, celle qui fait verdir la terre et non pas la tourner en poussière. Nous devons croire à la richesse pour tous, la vraie richesse dans la liberté. Les pays pauvres constituent les 3/4 de l’humanité, mais sont-ils vraiment les plus pauvres? Quelle pauvreté de tout avoir et de ne pas connaître la générosité, de tout savoir et de ne rien comprendre...
Il y a bien eu quelques surprises. Chaque printemps est une variation sur un thème. Heureusement que les plantes savent quand sortir au grand jour. Elles ne se laissent pas séduire par les quelques journées de grosse chaleur de mars, sentant que mai nous réserve encore des nuits glaciales et autres épreuves. Si elles sortent, elles demeurent basses, lovées tout contre la terre, prudentes. Il ne faut pas se décourager, ni tailler trop vite les vivaces qui ont l’air de n’avoir pas survécu. Il est encore tellement tôt. Il faut faire confiance à l’avenir et le laisser être à-venir.
Quand revient le printemps, la plupart d’entre nous explorons des hauts et des bas en
succession rapide, des angles aigus à négocier à chaque virement de cap, des émotions qui refluent et remuent tout sur leur passage... Des jours de peine et des jours de lumière, souvent sans que les circonstances extérieures ne puissent expliquer raisonnablement ni les uns ni les autres... Des moments où l’on a du mal à voir le bout des tunnels, où l’on en oublie presque les éclaircies, où la tâche semble trop lourde et où, comme le disait mon ami Pierre Domingue, la terre est franchement trop basse... Des jours de renouveau d’énergie, où les fleurs printanières nous font de l’œil, où les sourires de nos proches nous raniment, où l’espoir et la confiance en la vie nous réconcilient avec l’étape... Et avec nous-mêmes. C’est qu’en toute chose, il faut mettre tellement de conscience, presque plus qu’on en a en réserve. Les listes de choses à faire s’allongent irrémédiablement, beaucoup plus vite que les heures d’ensoleillement. Il faut s’organiser ou l’on est vite dépassé. Il faut s’allier le temps, sinon il se déguise rapidement en générateur d’empêchements. La nature nous indique ce qu’il est temps de faire et c’est incontestable. Seule la température peut en décider autrement. Tout est à faire en même temps, au printemps, dans nos climats nordiques. L’heure espérée où l’on pourra impunément paresser dans un hamac en écoutant pousser sagement un jardin impeccable et chanter des oiseaux qui ne croassent pas en jetant toutes les graines des mangeoires dans les plates-bandes qu’on vient de nettoyer, n’a pas encore sonné. Et sonnera-t-elle un jour, cette heure magique? Durera-t-elle plus longtemps que l’éclat d’une rose?
 Nous avons envie de faire peau neuve, de sentir l’élan bourgeonnant, de nous redonner un point de départ? Et pourquoi pas? Émuler la nature ne nous vient-il pas naturellement? Alors, offrons-nous une petite cure de printemps. Concoctons- nous des salades de pissenlit, d’oseille, de mauve et de violette. Savourons les petites feuilles de nos jeunes épinards, saupoudrés de ciboulette. Faisons-nous des tisanes de mélisse naissante, de feuilles de myrrhe odorante si semblables à de douces fougères, de pensée sauvage et de pousses de toutes sortes. Une bonne soupe à l’ortie nous reconstituera une volonté. Les asperges nous rapprocheront du règne minéral par leurs constituants, pas par leur consistance car elles sont tendres comme le petit vert qui s’accroche aux arbres comme un voile soyeux.
 Nous arriverons à la Saint-Jean en même temps que tout le monde et célébrerons ce joyeux festival malgré la fatigue et même, osons le dire, grâce à elle. Elle nous propulsera vers le plus haut, le plus grand, le plus vrai de notre potentiel d’humain en démarche. La graine ne peut pas retenir la substance qui, s’inspirant de sa mémoire vivifiée par l’hiver, lui offre les moyens de se réaliser et de monter vers la lumière. De tout notre être, nous aspirons à la douceur irrésistible d’un fugace été, toujours trop court pour l’explorer à satiété. L’été spirituel qui nous appelle est de bien plus loin et de bien plus conscient. En attendant, souhaitons-nous des brassées de fleurs, des joies simples et vraies, des feux d’artifices dans le cœur et des amitiés partagées.


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lundi 13 février 2012

Bonne St-Valentin!


L'amour

L'amour.
La seule force.
La seule vérité.
L'amour.
Ce qui nous propulse et ce qui nous appelle.
L'amour.
Ce qui nous compose et ce qui nous attend.

L'amour.
Comment douter de l'amour?
L'amour donne vie à tout ce qui est.
En vous familiarisant avec l'énergie de l'amour,
vous re-connaîtrez l'Unité.
Vous saurez reconnaître l'amour
en tout être et en toute chose
et cette vision vous aidera
à dépasser enfin les jugements,
les peurs, les différences, l'indifférence.

L'amour.
Comment parler de l'amour?
L'amour se ressent.
L'amour vibre à un taux d'intensité
adapté à la capacité
qu'a l'humain de l'accepter
à ce point de son évolution.
Lorsqu'on s'ouvre à plus d'amour,
on grandit.
Lorsqu'on s'ouvre à plus d'amour,
on en appelle l'essence
et on l'aide à s'incarner.

L'amour.
...

(Lire le texte au complet dans la rubrique Textes)



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mercredi 1 février 2012

Bonne et lumineuse Chandeleur!

Soyons des allumeurs de réverbères!
Pendant les mois d’hiver, alors que l’activité extérieure se modifie et s’apaise, quelle joie profonde que de libérer un peu plus de temps pour la méditation et pour la lecture des mystères de l’esprit. Depuis la petite enfance, je suis, comme vous l’êtes sans doute aussi, irrésistiblement fascinée par le sens profond de l’existence. Rien ne m’allume davantage que d’y réfléchir. Il y a quelques années, le matin de la chandeleur, le 2 février, alors que je laissais mon âme libre d’explorer l’indicible, j’ouvris les yeux et en regardant par la fenêtre m’apparut une grosse allumette, comme en témoigne la photo qui accompagne ce petit mot.
Oh! Je sais bien que le soleil s’était posé « par accident » sur le dessus du mat du drapeau de la Terre, mais mon âme fut profondément nourrie par ce symbole, cette image forte. Je me dis que la Lumière du monde était bien descendue parmi nous, que ce n’était qu’une question de temps avant que nous le sachions tous et toutes et que la certitude de cette profondément joyeuse réalité s’installe. Je me dis que j’ai bien de la chance d’être là, vivante sur cette terre à ce temps-ci de l’histoire de l’humanité.
Je suis responsable de la continuité. Cette continuité dépend de la conscience que j’accepte de porter et d’appliquer à tous les domaines de ma vie. Nous sommes la terre qui devient consciente d’elle-même. Comme je lisais dernièrement : « La terre fut une masse de feu et de lave. Maintenant, elle chante l’opéra… » La science a beau me dire que l’humanité n’a que 10,000 ans d’histoire, je sais bien qu’elle date de bien plus loin. Que l’humanité vivait dans le monde de l’esprit bien avant qu’elle n’ait créé sa forme dans la matière. Je sais que nous faisons partie d’un voyage qui dépasse l’imaginable, en tant qu’êtres cosmologiques. Penser à ceci me donne des chaleurs et des vertiges. Alors s’éveillent dans mon âme des représentations vivantes et infinies, sans lesquelles la vie me paraîtrait maintenant bien étriquée.
Dans ces méditations éveillées, je trouve un support pour ma volonté, une assise pour ma mission, un sens à la vie et à la mort qui se succèdent en moi et autour de moi. Dans ces domaines immenses, je découvre des forces de vie qui me fournissent la force et le courage de faire face à un nouveau printemps, à un nouvel éveil.
Je remercie l’hiver de donner inlassablement vie au printemps. Je remercie l’indispensable silence et sa richesse de réflexion de donner vie à l’action. Le silence fertile est toujours gagnant.
Ma vie est un peu beaucoup chamboulée ces derniers temps, en fait depuis le temps des Fêtes. Je réponds trop peu à mes courriels et ne donne pas souvent de nouvelles. Même mon blogue est un peu plus au neutre. Il est des moments dans la vie où davantage nous est demandé et où notre temps semble ne plus nous appartenir autant. Ma mère a eu 90 ans en juin. Jusqu’à cette année, elle était très autonome, vivant dans sa propre maison et assumant merveilleusement bien sa propre survie. Une grâce extraordinaire ! Ma sœur Hélène et moi l’aidions avec ses courses, une femme du village l’aidait au ménage, et c’est tout. Elle était active quoique ralentie, marchant tous les jours, faisant ses petits repas, écoutant des livres sur son ipod et tricotant des petites merveilles. Tout a basculé depuis Noël. Ma sœur a dû s’installer chez elle au village. Nous ne pouvons plus la laisser seule. Elle est en drastique perte d’autonomie et sa mémoire faillit de plus en plus chaque jour. Elle accepte mal ce qui lui arrive, comme si ce vieillissement subit était une maladie et non comme faisant partie éventuellement de la courbe naturelle d’une vie longue et agréable. Je remplace Hélène plusieurs heures par jour afin qu’elle ait un répit. Nous nous partageons les tâches domestiques et le support moral incessant.
Tout ceci me porte à réfléchir beaucoup, sachant très bien que nous sommes tous confrontés à notre mortalité. Ça me fait du bien de penser que la Chandeleur arrive, que l’hiver cèdera éventuellement le pas au printemps. J’ai commandé mes semences pour le potager et je vais bientôt partir quelques vivaces sur la table lumineuse.

Le sarrasin pour les crêpes de la Chandeleur


Petits faits divers trouvés ici et là sur la Chandeleur

Fête des chandelles, de tradition catholique romaine et orthodoxe, la Chandeleur célèbre originellement la présentation de l'enfant Jésus Christ au Temple, précisément 40 jours après sa naissance (Le 2 février est le quarantième jour après Noël). 
C'est en mémoire de cette présentation rituelle au temple, qu'à partir de 492 fut organisée une procession annuelle, au cours de laquelle étaient allumés des cierges bénis, que les gens rapportaient chez eux après la cérémonie. La fête de la Chandeleur tire d'ailleurs son nom du latin festa candelarum (fête des chandelles). On allume des chandelles pour éloigner le mal et rappeler que le Christ est la Lumière du monde. La fête commémore aussi la purification (relevailles) de la mère de Jésus.

 C'est lors de l'une de ces processions qu'est né le traditionnel partage des crêpes. Afin d'encourager et de récompenser les nombreux pèlerins venus jusqu'à Rome pour fêter la Chandeleur, le pape Gélase 1er leur distribua des crêpes (de crispus, ondulé en latin), appelées "oublies" en ce temps, donnant ainsi naissance à une tradition toujours respectée. La fête est à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps. Plusieurs pays y voient le commencement du printemps! Pas le cas ici, dans notre froid Québec, où le printemps est encore bien loin. Mais il faut bien se donner de l’espoir, n’est-ce pas, pendant ce mois de tempêtes de neige et de grands vents.
Dans le monde paysan, le 2 février symbolise également la sortie de l'hiver et le retour au travail agricole. Les chandelles bénies étaient donc conservées par les paysans superstitieux qui les rallumaient dans le but de protéger les futures récoltes. Avec le temps, les crêpes devinrent également un témoignage d'allégeance des fermiers envers leurs seigneurs, qui s'en voyaient offrir chaque année.

Comme c'est le cas pour bon nombre de fêtes, il règne autour de la Chandeleur une atmosphère de superstition encore présente aujourd'hui. Nombreux sont ceux qui continuent à faire sauter leur première crêpe de la main droite, un Louis d'or dans la main gauche. D'autres encore jetaient cette première crêpe par dessus l'armoire, toujours par superstition...
 On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l’hiver sombre et froid.

Le sarrasin et la chandeleur
Le sarrasin est une plante venue d'Asie. On estime l'apparition des premières galettes à 7 000 avant notre ère. A l'époque, elles étaient préparées à partir de toutes sortes de céréales et entraient dans la nourriture de base, au même titre que les soupes et les bouillies.

Le sarrasin, ou blé noir, a fait son apparition en France au XIIème siècle au retour des Croisés, à qui l'on doit l'importation de cette plante d'Asie. Car contrairement à son nom, le sarrasin n'a rien du blé, et appartient aux polygonacées comme l'oseille ou la rhubarbe, même si de par sa culture et son utilisation on a tendance à le classer parmi les céréales. 

Si la Bretagne est connue pour être la patrie des galettes de blé noir, c'est parce que les terres et le climat tempéré de ce pays convenaient parfaitement à la culture du sarrasin. On surnomme par ailleurs cette plante, plante des 100 jours, en référence à sa culture qui s'étend sur trois mois de juin à la fin du mois d'août.

Le froment étant réservé aux riches propriétaires, longtemps le sarrasin, et notamment les galettes, a fait office de pain dans les bouillies et les soupes qu'il rendait plus consistantes. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle, et la démocratisation du pain au froment, que le sarrasin a perdu de son influence dans la gastronomie.
La galette comme on la consomme encore aujourd'hui était plutôt une spécialité de la Haute Bretagne. On la garnissait de viandes, de jambon, de saucisses, de fromage et de poissons. En revanche, la crêpe de sarrasin, était beaucoup plus fine et croustillante. Cette texture particulière, qui rendait son garnissage difficile, justifiera d'ailleurs son abandon progressif au profit des simples galettes. 

Si de nos jours, certains ajoutent des œufs, du beurre, voire du lait ou de la farine de froment afin d'obtenir une galette plus souple et colorée, la recette d'eau, de sel et bien sûr de sarrasin, demeure la même depuis bientôt 1 000 ans.

Avant même l'utilisation généralisée du froment, on consommait déjà des crêpes sucrées. Celles-ci étaient faite à base de sarrasin auquel on ajoutait des œufs, du sucre et des épices comme la cannelle.

Populaires sur l'ensemble du territoire français, les crêpes, telles qu'on les connaît aujourd'hui, n'existent finalement que depuis un peu plus d'un siècle. 
Elles possèdent différents noms selon les régions et le fait qu'elles soient fines, épaisses, croustillantes, moelleuses, grandes ou petites. On les connaît par exemple sous le nom de tantimolles en Champagne, vautes dans les Ardennes, roussettes en pays d'Anjou ou encore crupets en Gascogne.
De nombreux proverbes sont également associés à la Chandeleur. En voici quelques-uns :

À la Chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur.

À la Chandeleur, la neige est à sa hauteur, ce qui signifie que c'est souvent à cette date que l'épaisseur de la neige est à son maximum, au Québec.

À la Chandeleur, le jour croît de deux heures.

À la Chandeleur, grande neige et froideur.

À la Chandeleur, le froid fait douleur.

À la Chandeleur, au grand jour, les grandes douleurs.

Si la louve se met au soleil le 2 février : six semaines d'hiver derrière.

Si la chandelle est belle et claire, nous avons l'hiver derrière. Si le ciel n'est ni clair ni beau, nous aurons plus de vin que d'eau. (Bordelais)
Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure."
Mexique
C’est l’occasion de manger des tamales. C’est aussi un jour férié. Le tamal est une papillote amérindienne préhispanique (elle aurait plus de 5000 ans), qui est préparé à partir de farine de maïs —ou purée sèche de haricots, voire un mélange de plusieurs farines— cuite avec de la chaux, de l'huile (au Mexique on utilise du saindoux), du bouillon, et puis, souvent, un dernier ingrédient qui peut être salé (viande, ragoût) ou sucré (fruit, souvent raisin ou ananas); le tout enveloppé dans des feuilles d'épi de maïs, mais qui peuvent être aussi des feuilles de bananier, puis cuit à la vapeur.
États-Unis et Canada
La célébration de la Chandeleur a été remplacée par le jour de la marmotte.
Le jour de la marmotte (Groundhog Day en anglais) est un événement célébré en Amérique du Nord le jour de la Chandeleur, soit le 2 février. Selon la tradition, ce jour-là, on doit observer l'entrée du terrier d'une marmotte. Si elle émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l'hiver finira bientôt. Par contre, si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l'hiver continuera pendant six semaines supplémentaires. Les traditions liées au réveil des animaux dits "dormeurs" à la chandeleur sont d'origine européenne. Selon les pays et les latitudes, l'animal attaché à ce folklore change. La prévision d'une marmotte en particulier peut être correcte pour un hiver prolongé avec ciel clair ou un hiver doux avec un ciel nuageux, ou finalement totalement mauvaise avec ces deux situations. Comme il y a trois cas possibles, le hasard donnerait une prévision sur trois correcte soit 33%.
Les promoteurs de l'événement prétendent que le rongeur est correct entre 75% et 90% du temps mais une étude du Service météorologique du Canada, fait sur 30 à 40 ans et comptant treize villes, montre que la précision n'est que de 37%, une différence non significative avec le hasard. Le National Climatic Data Center des États-Unis note une efficacité semblable à 39%.



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mercredi 4 janvier 2012

Bonne Année Lumière 2012!

Bonne année-lumière!


N’est-ce pas extraordinaire de voir tout ce qui se brasse de beau sur notre planète? On va finalement cesser d’attendre la fin du monde et comprendre que le monde a changé, et continue de le faire à un rythme qui n’a rien de pondéré. Le langage d’espoir veut revenir au centre du message. On a accompli beaucoup. Il ne s’agit pas de s’asseoir sur nos lauriers, béatement et de s’illusionner mais de se créditer l’immense travail accompli. Ce qui était considéré marginal il y a quinze ans ne l’est plus. Nos champs d’intérêts sont maintenant du domaine public. Ils y sont parfois malmenés, galvaudés, mais on en parle. Plus personne ne se surprend d’entendre les mots suivants : biologique, équitable, écologique, conscience, herboristerie, élixirs de fleurs, santé naturelle, et j‘en passe. On ne prendra quand même pas ça pour acquis. On y a pris intensément part. Que d’échanges verbaux, devant des groupes ou en coulisse, seul à seul avec des personnes réceptives, ont contribué à éclairer la chandelle de tout un chacun. Que de lectures partagées, d’articles rédigés, d’éditoriaux envoyés, d’ateliers donnés, de salons habités!  Quelle joie de réaliser maintenant que nous étions nombreux à proposer exactement le même message, quoique à partir de perspectives et d’expertises différentes.

Oui, les bonnes idées, issues des pensées justes, ont de bonnes chances de se réaliser. Nous avons fait ce qu’il fallait et nous le faisons encore, chacun, chacune à notre manière. Je sais, comme vous, que tous les conflits ne sont pas solutionnés, mais ils sont maintenant portés par la conscience collective et cela compte autant, plus même, que toute l’agitation du monde. Nous nous rapprochons de notre Moi divin. J’y crois. Je ne crois même qu’à cela. Et je choisis d’endosser l’espoir et la sérénité. Je place ma confiance dans une force qui est bien plus agissante que la peur, celle de l’amour, cette partie grandiose de notre nature qui nous a mandatés et qui nous attend tout en illuminant notre maintenant. Je place ma confiance en nous et en toute cette belle armée de lumière et de paix qui en silence ou en mots, tisse le renouveau et la révolution de la vie, tant préparés et attendus. Pour que survienne le changement espéré, il faut en avoir développé la juste vision et une foi à toute épreuve en son imminence. Une vision, ça se déploie et se cultive dans le silence, dans l’harmonie avec les rythmes et les saisons de la nature aussi bien que de nos vies.

Ce que je nous souhaite? 
D’aller souvent jouer dehors. 
Et d’amener avec nous les personnes que nous connaissons qui souffrent. Comme l’écrivait si bien Anne Frank : « Le meilleur remède pour ceux qui ont peur, qui sont seuls ou malheureux, c’est d’aller dehors, quelque part où il leur est possible d’être tranquilles, seuls avec le ciel, la nature et Dieu. Ce n’est qu’en ces moments bénis que l’on ressent que tout est comme ce doit être et que Dieu souhaite nous voir heureux au milieu de la simple beauté de la nature. »

Ce que je nous souhaite? 
Des belles et bonnes pensées toute l’année. 
Vous comprendrez que les pensées dont il est question ne sont pas les pensées sauvages ou cultivées, quoique ces superbes fleurs peuvent les éveiller, mais celles qui s’élèvent spontanément en nous et nous élèvent au-dessus de l’ordinaire. « Pensée. Fleur à cinq pétales qui pousse parfois dans la tête des Hommes. [Anonyme] »

Ce que je nous souhaite? 
La pleine conscience de l’amour Divin qui transforme tout sur son passage. 
"Es-tu pleinement conscient de Ma réalité et de ma Divine présence? Te réveilles-tu chaque jour avec un chant d'amour et de gratitude au cœur? Es-tu prêt pour ce que peut t'apporter la journée, quoi que cela puisse être, sachant que ce sera une journée merveilleuse parce que Je te précède pour préparer le chemin? T'attends-tu à ce que le meilleur sorte de  ce jour et vois-tu tout se mettre en place parfaitement? Peux-tu voir toute la beauté et la merveille du monde, ou te surprends-tu à t'appesantir sur son état chaotique, à te plaindre du fait que l'humanité en est la cause? Rends-toi compte que sans foi, tu ne peux vivre cette vie, car c'est par la foi que toute chose est rendue possible. C'est par la foi que tu peux faire toute chose, alors que par toi-même, tu ne peux rien faire. Laissse-Moi travailler en toi et à travers toi afin que tous puissent en venir à Me connaître, à M'aimer, à vouloir suivre Mon chemin et faire Ma volonté." (Eileen Caddy ‘La petite voix’)

Bonne Année-lumière!



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jeudi 1 décembre 2011

Intentions de décembre

Message pour Noël 2011

Ce matin, quelques flocons ont blanchi partiellement l’environnement. Aurons-nous de plus en plus souvent des Noëls sans neige? Chère belle planète qui se réchauffe et on ne peut plus en douter... Les signes sont rarement compréhensibles pour nous tant qu’ils ne deviennent pas des évidences! Les temps forts que constituent les grandes Fêtes demeurent très importants : ils nous permettent de faire le point, de mesurer les pas accomplis, de renouer les liens du cœur avec nos proches. Malgré le matérialisme qui biaise la donne, il se glissera toujours quelque souvenir d’enfance, quelque nostalgie d’unité, quelque mouvement de compassion inattendue, pour faire vibrer l’âme. Je nous souhaite que cette fête de Noël ne devienne jamais complètement vide de sens. Quand les liens se démunissent de leur sens s’éveille le chaos, ce signe de nos temps. Serions-nous en train de perdre le sens de l’essence? La connaissance et la pensée, apanages d’une humanité moderne que fléchit les ténèbres, n’ont pu être acquis qu’aux dépens d’un autre aspect de la vie, tellement plus intuitif. J’ai pourtant espoir que nous commençons enfin à retrouver la capacité de comprendre la vie qui nous entoure, de frémir devant la nature qui nous parle, de retrouver un sens de la Fête imbue de chaleur et de sentiment, permettant de régénérer les forces vitales. Ce que je nous souhaite, alors que la misère actuelle est si grande qu’il ne suffit plus de perpétuer les coutumes de Noël pour l’atténuer? L’opportunité choisie de se retirer en soi-même ne fût-ce qu’un court instant, pour faire place, en notre temple, à suffisamment de lumière claire pour embrasser le monde entier, engendrant une intarissable confiance en l’avenir... Ce que je nous souhaite? De retrouver l’intime espérance qui, dans des temps anciens, a conduit les mages à la plus haute sagesse et les bergers à la plus amoureuse vision, perçant les secrets insondables de l’espace et du temps pour trouver l’enfant Christ. Joyeux Noël! 
Avec tendresse, Danièle


Couronne de l'Avent

Décembre 2011


Ça m’a pris un peu plus de temps que prévu pour revenir sur mon blogue vous partager ce qui m’habite. Ce n’est pas que l’opération se soit mal passée. Pas du tout. Je vais bien. Dans quelques mois, nous pourrons évaluer les résultats de l’intervention sur le potentiel d’audition de cette oreille. Les trous, pour leur part, ont été colmatés. Merci de vos nombreux courriels d’encouragement. J’ai beaucoup écrit ces derniers temps : articles, courriels, préparation du prochain Dynamot de l’Association de Biodynamie, etc. Et il a fait si souvent doux en novembre. Je ne me souviens pas de telles conditions par le passé. À part quelques journées de gros gel, la terre est demeurée tendre et meuble, les gazons verts et les manteaux d’hiver sur leurs crochets.

Premier décembre aujourd’hui. Comme la Terre, ma mère, je pénètre en moi-même, en toute intimité. Le début de décembre signale le début de l’Avent. En fait, ce sera le deuxième dimanche de l’Avent dans quelques jours. J’adore la conscience de préparation qui caractérise cette période de l’année. On s’y habille le cœur. J’ai assemblé ma couronne de l’Avent, bien en évidence sur la table. Nos ancêtres du nord de l'Europe, qui craignaient de voir le soleil disparaître pour toujours, habillaient leur logis au coeur de l'hiver de couronnes composées de feuillages verts. Au centre de la couronne, j’ai installé une longue chandelle des 25 jours avant Noël. Je l’allumerai tous les matins, avant le lever du jour, en invitant la lumière avec ferveur. La lumière non seulement chasse l'obscurité, mais aussi représente l'espérance et la lutte contre le mal et l’ignorance. Il s’agit d’y croire, n’est-ce pas? Y croire : voilà une œuvre véritablement pionnière, un outil d’éveil rassembleur. Et pourquoi ne pas garder son cœur d’enfant? « L'enfance, c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige, toute la terre est changée. » (
André Laurendeau, Extrait des Voyages au pays de l'enfance)

Je vis tellement au présent, ces dernières années, que demain, c’est demain, et c’est une autre vie. « Quand nous arrivons là où nous pensons que nous devrions être, nous réalisons que nous y étions tout le temps. « (Roger McGavin) L’Avent me préparera le cœur en vue des Nuits Saintes, mais il est encore loin. Le jardin durcira sa carapace et l’élément minéral redevient dominant. Les dernières feuilles s’accrochent encore aux peupliers de Lombardie et les semences de clématites s’exposent dans le vent, comme autant de fanfreluches sur une corde raide, rosissant au soleil levant.

J’aime regarder le jardin dans son étape de dénuement, en simple paysanne garante de la biodiversité, heureuse des semences récoltées, des racines nourries, du compost étalé sur le grand potager et de la fertilité assurée pour la saison qui vient. La neige ne contribue pas encore à parer de lumière les parcelles en culture, mais déjà leurs secrets sont voilés.
C’est le moment de semer l’espoir de ce qui vient, puis de confier cet espoir à la terre qui, se recueillant et refaisant ses énergies, se prépare à accueillir nos visions et à assembler les matériaux de nos intentions.

Malgré la technologie, un peu à cause d’elle peut-être, tellement d’humains souffrent de solitude profonde, n’arrivant plus à communier avec la Vie. Les derniers mois de l’année sont ceux où les dépressions et les suicides des abîmés de la vie se multiplient le plus. Savez-vous que le suicide est la première cause de décès chez les hommes de 15 à 45 ans… Où sont passées ces réjouissances enfilées sur les mois où l’obscurité s’intensifie, pour nous aider à maintenir le sens de la communauté et de la solidarité. Pas étonnant qu’on affiche Noël bien avant son heure et que plusieurs additionnent les visites dans les grands magasins, à la recherche d’une petite chaleur d’amour à offrir ou à se payer… Une petite chaleur humaine… Une petite étincelle divine…Toute la communauté humaine en est assoiffée, en ces temps globalement si décadents. Nous avons profondément besoin les uns des autres. « Il n’est de guérison que si dans le miroir de l’âme humaine, se forme toute la communauté et si, dans la communauté, vit la force de chaque âme. » (Rudolf Steiner)

En ce matin tout neuf, je prends des résolutions bien avant la Nouvelle année. Tout en sirotant une de mes bonnes tisanes, je me propose d’écouter chaque jour de la belle musique, de lire des livres inspirants, d’en écouter aussi (J’adore les livres audio, qui me permettent de lire tout en conduisant, en nettoyant des semences, en classant les photos prises cet été, en coupant des légumes du potager ou en vaquant à des activités ménagères). Je me rallie à Albert Schweitzer, ce sage agissant qui a inspiré ma jeunesse. Il écrivait : «Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.»
 (Albert Schweitzer) Et je suis consciente du fait que les plantes et les animaux m’apprennent à vivre. Comme les plantes de mon jardin, je me sens poussée et tirée et je vais de l’avant.

Cet hiver, je souhaite réinventer ma vie, rien de moins.  Je me coucherai avant d’être épuisée et attendrai un peu avant de me lever le matin, pour bien profiter de ces moments favorables entre tous, ces instants d’intimité avec l’ange, mon ange, ce secours venu d’ailleurs. Je pratiquerai le regard profond. Je me permettrai aussi de rêver, même en plein jour, en regardant les flocons se déposer ou virevolter.  Où se situe mon ambition réelle? Qu’est-ce que je veux vraiment, profondément? J’éveillerai de l’intérieur le lien conscient avec la Vie et je mettrai ma volonté au service de ce canal à forer pour qu’il éclaire toute l’existence. Pour que le lien devienne aussi précieux, aussi réel que le quotidien, qu’il donne un sens à ma vie, qu’il l’illumine de la vraie Vie. Je n’attendrai rien, pas même l’illumination. Je n’y crois plus pour moi. C’est une notion qui dépasse l’ego. « Lorsque survient l’illumination, il n’est personne pour être illuminé. L’illumination est l’évanouissement de celui qui était en quête. » (Wayne Liquorman)

Et au cas où je n’écrierais pas avant la Noël,
l’illumination, c’est à l’humanité tout entière que je la souhaite.
Rien de moins.
C’est le vrai cadeau de Noël!
Que naisse le Divin dans le cœur universel!
Intimité et communauté à Noël et toute l’année!


Puissions-nous ressentir l’élan créateur,
nous éveiller à la beauté cachée,
renouer avec le subtil,
voir au-delà du visible en nous et autour de nous.



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