lundi 13 février 2012

Bonne St-Valentin!


L'amour

L'amour.
La seule force.
La seule vérité.
L'amour.
Ce qui nous propulse et ce qui nous appelle.
L'amour.
Ce qui nous compose et ce qui nous attend.

L'amour.
Comment douter de l'amour?
L'amour donne vie à tout ce qui est.
En vous familiarisant avec l'énergie de l'amour,
vous re-connaîtrez l'Unité.
Vous saurez reconnaître l'amour
en tout être et en toute chose
et cette vision vous aidera
à dépasser enfin les jugements,
les peurs, les différences, l'indifférence.

L'amour.
Comment parler de l'amour?
L'amour se ressent.
L'amour vibre à un taux d'intensité
adapté à la capacité
qu'a l'humain de l'accepter
à ce point de son évolution.
Lorsqu'on s'ouvre à plus d'amour,
on grandit.
Lorsqu'on s'ouvre à plus d'amour,
on en appelle l'essence
et on l'aide à s'incarner.

L'amour.
...

(Lire le texte au complet dans la rubrique Textes)



Vous pouvez m’envoyer vos courriels à danielelaberge@hotmail.com Si vous voulez être informés lorsque je mets des nouveaux textes ou change des éléments du blogue, laissez-le moi savoir soit par un commentaire sur le blogue (n'oubliez pas d'inclure votre adresse courriel dans le message.), en devenant membre du blogue ou par un courriel personnel et vous ferez partie de la liste pour ces envois.

mercredi 1 février 2012

Bonne et lumineuse Chandeleur!

Soyons des allumeurs de réverbères!
Pendant les mois d’hiver, alors que l’activité extérieure se modifie et s’apaise, quelle joie profonde que de libérer un peu plus de temps pour la méditation et pour la lecture des mystères de l’esprit. Depuis la petite enfance, je suis, comme vous l’êtes sans doute aussi, irrésistiblement fascinée par le sens profond de l’existence. Rien ne m’allume davantage que d’y réfléchir. Il y a quelques années, le matin de la chandeleur, le 2 février, alors que je laissais mon âme libre d’explorer l’indicible, j’ouvris les yeux et en regardant par la fenêtre m’apparut une grosse allumette, comme en témoigne la photo qui accompagne ce petit mot.
Oh! Je sais bien que le soleil s’était posé « par accident » sur le dessus du mat du drapeau de la Terre, mais mon âme fut profondément nourrie par ce symbole, cette image forte. Je me dis que la Lumière du monde était bien descendue parmi nous, que ce n’était qu’une question de temps avant que nous le sachions tous et toutes et que la certitude de cette profondément joyeuse réalité s’installe. Je me dis que j’ai bien de la chance d’être là, vivante sur cette terre à ce temps-ci de l’histoire de l’humanité.
Je suis responsable de la continuité. Cette continuité dépend de la conscience que j’accepte de porter et d’appliquer à tous les domaines de ma vie. Nous sommes la terre qui devient consciente d’elle-même. Comme je lisais dernièrement : « La terre fut une masse de feu et de lave. Maintenant, elle chante l’opéra… » La science a beau me dire que l’humanité n’a que 10,000 ans d’histoire, je sais bien qu’elle date de bien plus loin. Que l’humanité vivait dans le monde de l’esprit bien avant qu’elle n’ait créé sa forme dans la matière. Je sais que nous faisons partie d’un voyage qui dépasse l’imaginable, en tant qu’êtres cosmologiques. Penser à ceci me donne des chaleurs et des vertiges. Alors s’éveillent dans mon âme des représentations vivantes et infinies, sans lesquelles la vie me paraîtrait maintenant bien étriquée.
Dans ces méditations éveillées, je trouve un support pour ma volonté, une assise pour ma mission, un sens à la vie et à la mort qui se succèdent en moi et autour de moi. Dans ces domaines immenses, je découvre des forces de vie qui me fournissent la force et le courage de faire face à un nouveau printemps, à un nouvel éveil.
Je remercie l’hiver de donner inlassablement vie au printemps. Je remercie l’indispensable silence et sa richesse de réflexion de donner vie à l’action. Le silence fertile est toujours gagnant.
Ma vie est un peu beaucoup chamboulée ces derniers temps, en fait depuis le temps des Fêtes. Je réponds trop peu à mes courriels et ne donne pas souvent de nouvelles. Même mon blogue est un peu plus au neutre. Il est des moments dans la vie où davantage nous est demandé et où notre temps semble ne plus nous appartenir autant. Ma mère a eu 90 ans en juin. Jusqu’à cette année, elle était très autonome, vivant dans sa propre maison et assumant merveilleusement bien sa propre survie. Une grâce extraordinaire ! Ma sœur Hélène et moi l’aidions avec ses courses, une femme du village l’aidait au ménage, et c’est tout. Elle était active quoique ralentie, marchant tous les jours, faisant ses petits repas, écoutant des livres sur son ipod et tricotant des petites merveilles. Tout a basculé depuis Noël. Ma sœur a dû s’installer chez elle au village. Nous ne pouvons plus la laisser seule. Elle est en drastique perte d’autonomie et sa mémoire faillit de plus en plus chaque jour. Elle accepte mal ce qui lui arrive, comme si ce vieillissement subit était une maladie et non comme faisant partie éventuellement de la courbe naturelle d’une vie longue et agréable. Je remplace Hélène plusieurs heures par jour afin qu’elle ait un répit. Nous nous partageons les tâches domestiques et le support moral incessant.
Tout ceci me porte à réfléchir beaucoup, sachant très bien que nous sommes tous confrontés à notre mortalité. Ça me fait du bien de penser que la Chandeleur arrive, que l’hiver cèdera éventuellement le pas au printemps. J’ai commandé mes semences pour le potager et je vais bientôt partir quelques vivaces sur la table lumineuse.

Le sarrasin pour les crêpes de la Chandeleur


Petits faits divers trouvés ici et là sur la Chandeleur

Fête des chandelles, de tradition catholique romaine et orthodoxe, la Chandeleur célèbre originellement la présentation de l'enfant Jésus Christ au Temple, précisément 40 jours après sa naissance (Le 2 février est le quarantième jour après Noël). 
C'est en mémoire de cette présentation rituelle au temple, qu'à partir de 492 fut organisée une procession annuelle, au cours de laquelle étaient allumés des cierges bénis, que les gens rapportaient chez eux après la cérémonie. La fête de la Chandeleur tire d'ailleurs son nom du latin festa candelarum (fête des chandelles). On allume des chandelles pour éloigner le mal et rappeler que le Christ est la Lumière du monde. La fête commémore aussi la purification (relevailles) de la mère de Jésus.

 C'est lors de l'une de ces processions qu'est né le traditionnel partage des crêpes. Afin d'encourager et de récompenser les nombreux pèlerins venus jusqu'à Rome pour fêter la Chandeleur, le pape Gélase 1er leur distribua des crêpes (de crispus, ondulé en latin), appelées "oublies" en ce temps, donnant ainsi naissance à une tradition toujours respectée. La fête est à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps. Plusieurs pays y voient le commencement du printemps! Pas le cas ici, dans notre froid Québec, où le printemps est encore bien loin. Mais il faut bien se donner de l’espoir, n’est-ce pas, pendant ce mois de tempêtes de neige et de grands vents.
Dans le monde paysan, le 2 février symbolise également la sortie de l'hiver et le retour au travail agricole. Les chandelles bénies étaient donc conservées par les paysans superstitieux qui les rallumaient dans le but de protéger les futures récoltes. Avec le temps, les crêpes devinrent également un témoignage d'allégeance des fermiers envers leurs seigneurs, qui s'en voyaient offrir chaque année.

Comme c'est le cas pour bon nombre de fêtes, il règne autour de la Chandeleur une atmosphère de superstition encore présente aujourd'hui. Nombreux sont ceux qui continuent à faire sauter leur première crêpe de la main droite, un Louis d'or dans la main gauche. D'autres encore jetaient cette première crêpe par dessus l'armoire, toujours par superstition...
 On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l’hiver sombre et froid.

Le sarrasin et la chandeleur
Le sarrasin est une plante venue d'Asie. On estime l'apparition des premières galettes à 7 000 avant notre ère. A l'époque, elles étaient préparées à partir de toutes sortes de céréales et entraient dans la nourriture de base, au même titre que les soupes et les bouillies.

Le sarrasin, ou blé noir, a fait son apparition en France au XIIème siècle au retour des Croisés, à qui l'on doit l'importation de cette plante d'Asie. Car contrairement à son nom, le sarrasin n'a rien du blé, et appartient aux polygonacées comme l'oseille ou la rhubarbe, même si de par sa culture et son utilisation on a tendance à le classer parmi les céréales. 

Si la Bretagne est connue pour être la patrie des galettes de blé noir, c'est parce que les terres et le climat tempéré de ce pays convenaient parfaitement à la culture du sarrasin. On surnomme par ailleurs cette plante, plante des 100 jours, en référence à sa culture qui s'étend sur trois mois de juin à la fin du mois d'août.

Le froment étant réservé aux riches propriétaires, longtemps le sarrasin, et notamment les galettes, a fait office de pain dans les bouillies et les soupes qu'il rendait plus consistantes. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle, et la démocratisation du pain au froment, que le sarrasin a perdu de son influence dans la gastronomie.
La galette comme on la consomme encore aujourd'hui était plutôt une spécialité de la Haute Bretagne. On la garnissait de viandes, de jambon, de saucisses, de fromage et de poissons. En revanche, la crêpe de sarrasin, était beaucoup plus fine et croustillante. Cette texture particulière, qui rendait son garnissage difficile, justifiera d'ailleurs son abandon progressif au profit des simples galettes. 

Si de nos jours, certains ajoutent des œufs, du beurre, voire du lait ou de la farine de froment afin d'obtenir une galette plus souple et colorée, la recette d'eau, de sel et bien sûr de sarrasin, demeure la même depuis bientôt 1 000 ans.

Avant même l'utilisation généralisée du froment, on consommait déjà des crêpes sucrées. Celles-ci étaient faite à base de sarrasin auquel on ajoutait des œufs, du sucre et des épices comme la cannelle.

Populaires sur l'ensemble du territoire français, les crêpes, telles qu'on les connaît aujourd'hui, n'existent finalement que depuis un peu plus d'un siècle. 
Elles possèdent différents noms selon les régions et le fait qu'elles soient fines, épaisses, croustillantes, moelleuses, grandes ou petites. On les connaît par exemple sous le nom de tantimolles en Champagne, vautes dans les Ardennes, roussettes en pays d'Anjou ou encore crupets en Gascogne.
De nombreux proverbes sont également associés à la Chandeleur. En voici quelques-uns :

À la Chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur.

À la Chandeleur, la neige est à sa hauteur, ce qui signifie que c'est souvent à cette date que l'épaisseur de la neige est à son maximum, au Québec.

À la Chandeleur, le jour croît de deux heures.

À la Chandeleur, grande neige et froideur.

À la Chandeleur, le froid fait douleur.

À la Chandeleur, au grand jour, les grandes douleurs.

Si la louve se met au soleil le 2 février : six semaines d'hiver derrière.

Si la chandelle est belle et claire, nous avons l'hiver derrière. Si le ciel n'est ni clair ni beau, nous aurons plus de vin que d'eau. (Bordelais)
Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure."
Mexique
C’est l’occasion de manger des tamales. C’est aussi un jour férié. Le tamal est une papillote amérindienne préhispanique (elle aurait plus de 5000 ans), qui est préparé à partir de farine de maïs —ou purée sèche de haricots, voire un mélange de plusieurs farines— cuite avec de la chaux, de l'huile (au Mexique on utilise du saindoux), du bouillon, et puis, souvent, un dernier ingrédient qui peut être salé (viande, ragoût) ou sucré (fruit, souvent raisin ou ananas); le tout enveloppé dans des feuilles d'épi de maïs, mais qui peuvent être aussi des feuilles de bananier, puis cuit à la vapeur.
États-Unis et Canada
La célébration de la Chandeleur a été remplacée par le jour de la marmotte.
Le jour de la marmotte (Groundhog Day en anglais) est un événement célébré en Amérique du Nord le jour de la Chandeleur, soit le 2 février. Selon la tradition, ce jour-là, on doit observer l'entrée du terrier d'une marmotte. Si elle émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l'hiver finira bientôt. Par contre, si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l'hiver continuera pendant six semaines supplémentaires. Les traditions liées au réveil des animaux dits "dormeurs" à la chandeleur sont d'origine européenne. Selon les pays et les latitudes, l'animal attaché à ce folklore change. La prévision d'une marmotte en particulier peut être correcte pour un hiver prolongé avec ciel clair ou un hiver doux avec un ciel nuageux, ou finalement totalement mauvaise avec ces deux situations. Comme il y a trois cas possibles, le hasard donnerait une prévision sur trois correcte soit 33%.
Les promoteurs de l'événement prétendent que le rongeur est correct entre 75% et 90% du temps mais une étude du Service météorologique du Canada, fait sur 30 à 40 ans et comptant treize villes, montre que la précision n'est que de 37%, une différence non significative avec le hasard. Le National Climatic Data Center des États-Unis note une efficacité semblable à 39%.



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mercredi 4 janvier 2012

Bonne Année Lumière 2012!

Bonne année-lumière!


N’est-ce pas extraordinaire de voir tout ce qui se brasse de beau sur notre planète? On va finalement cesser d’attendre la fin du monde et comprendre que le monde a changé, et continue de le faire à un rythme qui n’a rien de pondéré. Le langage d’espoir veut revenir au centre du message. On a accompli beaucoup. Il ne s’agit pas de s’asseoir sur nos lauriers, béatement et de s’illusionner mais de se créditer l’immense travail accompli. Ce qui était considéré marginal il y a quinze ans ne l’est plus. Nos champs d’intérêts sont maintenant du domaine public. Ils y sont parfois malmenés, galvaudés, mais on en parle. Plus personne ne se surprend d’entendre les mots suivants : biologique, équitable, écologique, conscience, herboristerie, élixirs de fleurs, santé naturelle, et j‘en passe. On ne prendra quand même pas ça pour acquis. On y a pris intensément part. Que d’échanges verbaux, devant des groupes ou en coulisse, seul à seul avec des personnes réceptives, ont contribué à éclairer la chandelle de tout un chacun. Que de lectures partagées, d’articles rédigés, d’éditoriaux envoyés, d’ateliers donnés, de salons habités!  Quelle joie de réaliser maintenant que nous étions nombreux à proposer exactement le même message, quoique à partir de perspectives et d’expertises différentes.

Oui, les bonnes idées, issues des pensées justes, ont de bonnes chances de se réaliser. Nous avons fait ce qu’il fallait et nous le faisons encore, chacun, chacune à notre manière. Je sais, comme vous, que tous les conflits ne sont pas solutionnés, mais ils sont maintenant portés par la conscience collective et cela compte autant, plus même, que toute l’agitation du monde. Nous nous rapprochons de notre Moi divin. J’y crois. Je ne crois même qu’à cela. Et je choisis d’endosser l’espoir et la sérénité. Je place ma confiance dans une force qui est bien plus agissante que la peur, celle de l’amour, cette partie grandiose de notre nature qui nous a mandatés et qui nous attend tout en illuminant notre maintenant. Je place ma confiance en nous et en toute cette belle armée de lumière et de paix qui en silence ou en mots, tisse le renouveau et la révolution de la vie, tant préparés et attendus. Pour que survienne le changement espéré, il faut en avoir développé la juste vision et une foi à toute épreuve en son imminence. Une vision, ça se déploie et se cultive dans le silence, dans l’harmonie avec les rythmes et les saisons de la nature aussi bien que de nos vies.

Ce que je nous souhaite? 
D’aller souvent jouer dehors. 
Et d’amener avec nous les personnes que nous connaissons qui souffrent. Comme l’écrivait si bien Anne Frank : « Le meilleur remède pour ceux qui ont peur, qui sont seuls ou malheureux, c’est d’aller dehors, quelque part où il leur est possible d’être tranquilles, seuls avec le ciel, la nature et Dieu. Ce n’est qu’en ces moments bénis que l’on ressent que tout est comme ce doit être et que Dieu souhaite nous voir heureux au milieu de la simple beauté de la nature. »

Ce que je nous souhaite? 
Des belles et bonnes pensées toute l’année. 
Vous comprendrez que les pensées dont il est question ne sont pas les pensées sauvages ou cultivées, quoique ces superbes fleurs peuvent les éveiller, mais celles qui s’élèvent spontanément en nous et nous élèvent au-dessus de l’ordinaire. « Pensée. Fleur à cinq pétales qui pousse parfois dans la tête des Hommes. [Anonyme] »

Ce que je nous souhaite? 
La pleine conscience de l’amour Divin qui transforme tout sur son passage. 
"Es-tu pleinement conscient de Ma réalité et de ma Divine présence? Te réveilles-tu chaque jour avec un chant d'amour et de gratitude au cœur? Es-tu prêt pour ce que peut t'apporter la journée, quoi que cela puisse être, sachant que ce sera une journée merveilleuse parce que Je te précède pour préparer le chemin? T'attends-tu à ce que le meilleur sorte de  ce jour et vois-tu tout se mettre en place parfaitement? Peux-tu voir toute la beauté et la merveille du monde, ou te surprends-tu à t'appesantir sur son état chaotique, à te plaindre du fait que l'humanité en est la cause? Rends-toi compte que sans foi, tu ne peux vivre cette vie, car c'est par la foi que toute chose est rendue possible. C'est par la foi que tu peux faire toute chose, alors que par toi-même, tu ne peux rien faire. Laissse-Moi travailler en toi et à travers toi afin que tous puissent en venir à Me connaître, à M'aimer, à vouloir suivre Mon chemin et faire Ma volonté." (Eileen Caddy ‘La petite voix’)

Bonne Année-lumière!



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jeudi 1 décembre 2011

Intentions de décembre

Message pour Noël 2011

Ce matin, quelques flocons ont blanchi partiellement l’environnement. Aurons-nous de plus en plus souvent des Noëls sans neige? Chère belle planète qui se réchauffe et on ne peut plus en douter... Les signes sont rarement compréhensibles pour nous tant qu’ils ne deviennent pas des évidences! Les temps forts que constituent les grandes Fêtes demeurent très importants : ils nous permettent de faire le point, de mesurer les pas accomplis, de renouer les liens du cœur avec nos proches. Malgré le matérialisme qui biaise la donne, il se glissera toujours quelque souvenir d’enfance, quelque nostalgie d’unité, quelque mouvement de compassion inattendue, pour faire vibrer l’âme. Je nous souhaite que cette fête de Noël ne devienne jamais complètement vide de sens. Quand les liens se démunissent de leur sens s’éveille le chaos, ce signe de nos temps. Serions-nous en train de perdre le sens de l’essence? La connaissance et la pensée, apanages d’une humanité moderne que fléchit les ténèbres, n’ont pu être acquis qu’aux dépens d’un autre aspect de la vie, tellement plus intuitif. J’ai pourtant espoir que nous commençons enfin à retrouver la capacité de comprendre la vie qui nous entoure, de frémir devant la nature qui nous parle, de retrouver un sens de la Fête imbue de chaleur et de sentiment, permettant de régénérer les forces vitales. Ce que je nous souhaite, alors que la misère actuelle est si grande qu’il ne suffit plus de perpétuer les coutumes de Noël pour l’atténuer? L’opportunité choisie de se retirer en soi-même ne fût-ce qu’un court instant, pour faire place, en notre temple, à suffisamment de lumière claire pour embrasser le monde entier, engendrant une intarissable confiance en l’avenir... Ce que je nous souhaite? De retrouver l’intime espérance qui, dans des temps anciens, a conduit les mages à la plus haute sagesse et les bergers à la plus amoureuse vision, perçant les secrets insondables de l’espace et du temps pour trouver l’enfant Christ. Joyeux Noël! 
Avec tendresse, Danièle


Couronne de l'Avent

Décembre 2011


Ça m’a pris un peu plus de temps que prévu pour revenir sur mon blogue vous partager ce qui m’habite. Ce n’est pas que l’opération se soit mal passée. Pas du tout. Je vais bien. Dans quelques mois, nous pourrons évaluer les résultats de l’intervention sur le potentiel d’audition de cette oreille. Les trous, pour leur part, ont été colmatés. Merci de vos nombreux courriels d’encouragement. J’ai beaucoup écrit ces derniers temps : articles, courriels, préparation du prochain Dynamot de l’Association de Biodynamie, etc. Et il a fait si souvent doux en novembre. Je ne me souviens pas de telles conditions par le passé. À part quelques journées de gros gel, la terre est demeurée tendre et meuble, les gazons verts et les manteaux d’hiver sur leurs crochets.

Premier décembre aujourd’hui. Comme la Terre, ma mère, je pénètre en moi-même, en toute intimité. Le début de décembre signale le début de l’Avent. En fait, ce sera le deuxième dimanche de l’Avent dans quelques jours. J’adore la conscience de préparation qui caractérise cette période de l’année. On s’y habille le cœur. J’ai assemblé ma couronne de l’Avent, bien en évidence sur la table. Nos ancêtres du nord de l'Europe, qui craignaient de voir le soleil disparaître pour toujours, habillaient leur logis au coeur de l'hiver de couronnes composées de feuillages verts. Au centre de la couronne, j’ai installé une longue chandelle des 25 jours avant Noël. Je l’allumerai tous les matins, avant le lever du jour, en invitant la lumière avec ferveur. La lumière non seulement chasse l'obscurité, mais aussi représente l'espérance et la lutte contre le mal et l’ignorance. Il s’agit d’y croire, n’est-ce pas? Y croire : voilà une œuvre véritablement pionnière, un outil d’éveil rassembleur. Et pourquoi ne pas garder son cœur d’enfant? « L'enfance, c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige, toute la terre est changée. » (
André Laurendeau, Extrait des Voyages au pays de l'enfance)

Je vis tellement au présent, ces dernières années, que demain, c’est demain, et c’est une autre vie. « Quand nous arrivons là où nous pensons que nous devrions être, nous réalisons que nous y étions tout le temps. « (Roger McGavin) L’Avent me préparera le cœur en vue des Nuits Saintes, mais il est encore loin. Le jardin durcira sa carapace et l’élément minéral redevient dominant. Les dernières feuilles s’accrochent encore aux peupliers de Lombardie et les semences de clématites s’exposent dans le vent, comme autant de fanfreluches sur une corde raide, rosissant au soleil levant.

J’aime regarder le jardin dans son étape de dénuement, en simple paysanne garante de la biodiversité, heureuse des semences récoltées, des racines nourries, du compost étalé sur le grand potager et de la fertilité assurée pour la saison qui vient. La neige ne contribue pas encore à parer de lumière les parcelles en culture, mais déjà leurs secrets sont voilés.
C’est le moment de semer l’espoir de ce qui vient, puis de confier cet espoir à la terre qui, se recueillant et refaisant ses énergies, se prépare à accueillir nos visions et à assembler les matériaux de nos intentions.

Malgré la technologie, un peu à cause d’elle peut-être, tellement d’humains souffrent de solitude profonde, n’arrivant plus à communier avec la Vie. Les derniers mois de l’année sont ceux où les dépressions et les suicides des abîmés de la vie se multiplient le plus. Savez-vous que le suicide est la première cause de décès chez les hommes de 15 à 45 ans… Où sont passées ces réjouissances enfilées sur les mois où l’obscurité s’intensifie, pour nous aider à maintenir le sens de la communauté et de la solidarité. Pas étonnant qu’on affiche Noël bien avant son heure et que plusieurs additionnent les visites dans les grands magasins, à la recherche d’une petite chaleur d’amour à offrir ou à se payer… Une petite chaleur humaine… Une petite étincelle divine…Toute la communauté humaine en est assoiffée, en ces temps globalement si décadents. Nous avons profondément besoin les uns des autres. « Il n’est de guérison que si dans le miroir de l’âme humaine, se forme toute la communauté et si, dans la communauté, vit la force de chaque âme. » (Rudolf Steiner)

En ce matin tout neuf, je prends des résolutions bien avant la Nouvelle année. Tout en sirotant une de mes bonnes tisanes, je me propose d’écouter chaque jour de la belle musique, de lire des livres inspirants, d’en écouter aussi (J’adore les livres audio, qui me permettent de lire tout en conduisant, en nettoyant des semences, en classant les photos prises cet été, en coupant des légumes du potager ou en vaquant à des activités ménagères). Je me rallie à Albert Schweitzer, ce sage agissant qui a inspiré ma jeunesse. Il écrivait : «Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.»
 (Albert Schweitzer) Et je suis consciente du fait que les plantes et les animaux m’apprennent à vivre. Comme les plantes de mon jardin, je me sens poussée et tirée et je vais de l’avant.

Cet hiver, je souhaite réinventer ma vie, rien de moins.  Je me coucherai avant d’être épuisée et attendrai un peu avant de me lever le matin, pour bien profiter de ces moments favorables entre tous, ces instants d’intimité avec l’ange, mon ange, ce secours venu d’ailleurs. Je pratiquerai le regard profond. Je me permettrai aussi de rêver, même en plein jour, en regardant les flocons se déposer ou virevolter.  Où se situe mon ambition réelle? Qu’est-ce que je veux vraiment, profondément? J’éveillerai de l’intérieur le lien conscient avec la Vie et je mettrai ma volonté au service de ce canal à forer pour qu’il éclaire toute l’existence. Pour que le lien devienne aussi précieux, aussi réel que le quotidien, qu’il donne un sens à ma vie, qu’il l’illumine de la vraie Vie. Je n’attendrai rien, pas même l’illumination. Je n’y crois plus pour moi. C’est une notion qui dépasse l’ego. « Lorsque survient l’illumination, il n’est personne pour être illuminé. L’illumination est l’évanouissement de celui qui était en quête. » (Wayne Liquorman)

Et au cas où je n’écrierais pas avant la Noël,
l’illumination, c’est à l’humanité tout entière que je la souhaite.
Rien de moins.
C’est le vrai cadeau de Noël!
Que naisse le Divin dans le cœur universel!
Intimité et communauté à Noël et toute l’année!


Puissions-nous ressentir l’élan créateur,
nous éveiller à la beauté cachée,
renouer avec le subtil,
voir au-delà du visible en nous et autour de nous.



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jeudi 22 septembre 2011

Bonne équinoxe d'automne et superbe Saint-Michel!







20 octobre 2011
Chers amis,
Juste un petit mot pour vous dire que je viens de subir une opération délicate dans l’oreille nécessitant au moins 3 semaines de repos. Je serai de retour sur mon blogue dès que je reviendrai complètement à moi. Je vous aviserai dès qu'il y aura du nouveau. Mais peut-être n'avez-vous pas tout lu ou tout vu sur mon site. Il ne vieillit pas. Les valeurs qu'il explore sont éternelles.
En attendant, bel automne et de merveilleux moments de silence et d’introspection chaque jour pour faire chanter l’invisible.
De tout cœur
Danièle






Le festival des couleurs commence déjà
Le vendredi 23 septembre 2011 à 09:04 en temps universel, 11:04 du matin en France, Belgique et Suisse ou 05:04 heure du Québec, ce sera pour l'hémisphère Nord le début de l'automne. Le jour et la nuit auront une durée pratiquement égale, c'est-à-dire qu'il s'écoulera 12 heures entre le lever et le coucher du soleil d'un cercle polaire à l'autre. Ensuite, chaque jour raccourcira de quatre minutes environ. La saison durera exactement 89 jours, 20 heures et 26 minutes, avant de faire place à l'hiver le 22 décembre.

L’équinoxe de septembre qu’on appelle aussi l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord est depuis toujours un temps de festivals des récoltes et de réjouissances.

Comme à chaque changement de saison, il se produit une sorte de mariage bienheureux entre nos rêves d’ordre parfait et notre besoin profond de détachement et d’abandon. Tout ce qui compte, au fond, c’est d’en soutirer un apprentissage bénéfique. La vie n’est que surprise après surprise.  Comme l’écrivait si bien dans sa langue d’origine Ralph Waldo Emerson :
« I shall mount to paradise by the stairway of surprise. »
Reste à voir comment nous traduirons cette sage phrase.
Reste à voir comment nous la vivrons…



L’automne, c’est aussi la saison de la Saint-Michel (29 septembre en Occident alors qu’en Orient, on fête Saint Michel le 8 novembre). En France, le 29 septembre était la date à laquelle les fermiers et métayers payaient leurs fermages après la récolte. C’est donc là-bas la date traditionnelle d’expiration des baux ruraux, d’où l’expression à la Saint-Michel, tout le monde déménage. Autrefois, la Saint-Michel était une fête populaire, liée aux récoltes et à l’abondance, célébrée tout autant que Pâques, Noël et la Saint-Jean. Du point de vue astronomique, elle a certainement la même importance et participe aux mêmes échanges entre les forces de mort et les forces de vie. Par rapport à Pâques, la Saint-Michel est une rencontre a contrario. Au temps de Pâques, la vie croît dans la nature sensible à mesure que, dans la conscience individuelle, la vie mentale, liée aux sens, se relâche. À la Saint- Michel, la nature dépérit. Mais plus la lumière décroît, plus l’activité mentale se rallume, aspire à la rentrée, au retour en soi-même. Chaleur et lumière sont désormais cherchées à l’intérieur par l’âme active qui prépare la naissance du soleil de minuit.

La Saint-Michel est une fête de haute spiritualité qu’a reléguée aux oubliettes l’époque matérialiste. Elle n’aurait jamais dû perdre la place qu’elle tenait autrefois et qu’elle est appelée à reprendre si son appel est entendu par l’humain qui s’éveille. Car elle enseigne à ne pas laisser l’Esprit mourir avec la mort de la matière. Elle enseigne aussi comment traverser la mort. Mais alors qu’à Pâques le tombeau s’entrouvrait pour laisser échapper l’Esprit, à la Saint-Michel, l’Esprit se résout à plonger dans la nuit pour sauver ce qui devrait définitivement périr s’il n’était pas transmué par le travail de l’âme.

La Saint-Michel, c’est la fête de l’être humain moderne qui ressent l’impérieux devoir de transmuer ce qui est menacé de mort afin d’en assurer la survie. C’est la fête écologique par excellence : celle qui aide à préserver ce qui est menacé, celle qui assure la continuation. Liée aux semences, elle prépare ce qui vient.

Michael (Saint Michel) est un grand archange de lumière. Il est aussi le régent de notre époque. Il nous indique clairement le but à atteindre si l’on développe le courage de la connaissance. Quant à l’épée de Michael, non seulement repousse-t-elle les assauts du dragon, mais elle libère l’âme de la prison matérialiste. C’est la nature du fer de rendre possible la réalisation des souhaits, les empêchant d’être réduits à des vœux pieux.

Dictons populaires liés à la Saint-Michel :
- Quand le vent est au nord le jour de la Saint-Michel, le mois d’octobre est au sec.
- Toutes les pluies perdues, à Saint-Michel rendues.
- Bise à la Saint-Michel, octobre sec.
- Pluie de Saint-Michel sans orage, d’un hiver clément le présage.
- Quand l’hirondelle voit la Saint-Michel, l’hiver ne vient qu’à la Noël.
Au Québec, les gens qui vivent dans la région de l’Estrie, notamment près du mont Orford ont l’habitude de dire:
- A la Saint-Michel, le mont se couvre de gel.

Chant anthroposophique pour la saint-Michel :
Héros insurmontable et fort
Ô Michaël
Soutiens et guide notre effort
Fais-nous combattre
L’ennemi battre
Ô Michaël
Tu portes l’étendard des Cieux
Ô Michaël
Soutiens l’armée des Anges preux
Fais-nous combattre
L’ennemi battre
Ô Michaël
Grande est ta force et ton œil clair
Ô Michaël
Grand sur la terre et grand sur mer
Fais-nous combattre
L’ennemi battre
Ô Michaël
Tu l’as saisi le vil dragon
Ô Michaël
Tu l’as foulé sous ton talon
Fais-nous combattre
L’ennemi battre
Ô Michaël


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dimanche 18 septembre 2011

L’automne et le retour du silence



L'automne, quand s'apaise l'effervescence

L’automne est la saison de l’air. L’Air, c’est la psyché, l’ensemble des émotions et des sentiments. C’est ce qui nous porte vers les choses, pour ou contre elles, ce qui nous meut dans le plan des sentiments. L’Air est l’expression de ce qui se ressent, le monde de l’émotion. Il faut passer par l’air pour accéder à l’esprit, cet esprit qui est le feu du centre de la terre, du cœur de l’hiver. Le Feu qui est mental et qui suppose indubitablement la Sagesse. Le Feu qui est Savoir, cet apogée de l’homme. L’Air est égal à oser. C’est cette capacité de courage, que nous inspire l’Archange Michaël, le maître de l’automne, l’assistant et le protecteur de Dieu; c’est plus qu’une force, c’est un élan, une foi. Oser, précisément, c’est ne pas entretenir la peur, c’est se lancer parce qu’on est conscient qu’on doit à tout prix arriver à la Sagesse. Qu’on y aspire passionnément. L’air a besoin d’espace. Pour circuler. Pour purifier. Il a besoin des vides à remplir. Le silence a aussi besoin d’espace. L’espace entre nos pensées, l’espace entre nos paroles, l’espace entre nos effervescences. 

Les grands connaisseurs des secrets de l’âme humaine connaissaient bien la valeur du silence. Pythagore, comme bien d’autres maîtres-penseurs, exigeait de ses disciples cinq années de silence; on appelait cette étape le stade acousmatique. Wow ! Vous rendez- vous compte ! Cinq ans ! Alors que nous avons du mal à faire silence, vraiment silence, ce que certains appellent la méditation, quinze minutes par jour. Ce silence n’était pas considéré comme une torture mais comme une grâce, un cadeau extraordinaire à se faire dans une vie. Et il était essentiel pour apprendre les rudiments de l’écoute. L’écoute du dehors comme l’écoute du dedans. Celle qui fait qu’on entend éventuellement ses vrais besoins, ceux qui se sont vus enfouir sous des tonnes de poussières émotionnelles et mentales.

Quand on n’écoute plus attentivement, on passe son temps à demander des choses, sans même vérifier aux sources si on les veut vraiment. On en perd le sens de la différence qu’il y a entre nos désirs et nos besoins. Quand on apprend d’abord le silence, on apprend ensuite bien plus efficacement tout ce qu’il y a à apprendre de valable. Par l’expérience du silence dans lequel l’esprit pénètre à certains moments, la prise de conscience confirme que tout est sacré, que tout s’accomplit. Le mental devient silencieux, et ce qui est goûté là est indescriptible. Dans le silence, nous commençons à développer en nous cette porosité à la Présence. Cette ouverture de tout l’être nous rend perméables à l’essentiel. Nos sens deviennent alors des antennes, les antennes du vivant et non pas des tentacules qui tentent de tirer le monde à eux pour le posséder.

Il y a un moment ineffable de silence entre la fleur et la semence. Un moment où du silence de soi, de sa nature, vient à la fleur la réalisation de la nécessité d’interrompre son mouvement d’extase et d’offrande, de dissolution dans le cosmos, pour assurer la survie des générations suivantes. Dans ce silence tient toute la vérité de la conscience de soi. Quand le contact s’établit avec une réalité aussi Divine, ce n’est pas comme si un maître parlait à son élève, mais comme si l’âme s’écoutait enfin. Prendre conscience, c’est se recueillir pour écouter et l’on ne prend jamais mieux conscience qu’en se taisant, en laissant l’Aoum chanter en soi. Ce silence, on le ressent le matin, au jardin, quand le froid recommence à sceller les urgences, à rappeler les priorités, à inverser le mouvement dissipé. 

L’air se remplit d’intentions.

La synthèse, ce retour à l’essentiel, s’installe dans les formes qui nous entourent. Les feuilles fondent ou sèchent, les tiges se durcissent, laissant échapper la vitalité fluide qui leur a permis le développement et la montée vers la lumière. Les fleurs disparaissent ou se figent un peu, se font moins vibrantes, prennent de l’âge alors qu’elles contemplent la mission de céder place aux graines. Les insectes n’ont jamais été plus présents. Ils sont le feu qui précipite la matière vers son essence.

Ce silence, on le ressent autour de soi. On le ressent en soi. Naît alors un immense besoin de se rapatrier, de se récolter, de remettre sa vie à l’ordre, de s’occuper de soi, de se préparer à porter fruit par une action centrée et paisible, ancrée dans la nature profonde de notre être. On décide alors de consacrer plus de temps à sa vie intérieure. Quand on le choisit, le temps vient à la rescousse et ouvre l’espace pour le vivre. « Le Temps, cette image mobile de l’immobile éternité ». (J.-B. Rousseau) 

Et alors, finalement, on se permet de respirer. L’air nous comble. L’automne est là. On contemple. On se re-pause de l’été. On peaufine nos semences avant de les confier à la terre vivante de l’hiver, si chaleureuse en son cœur, en son Noël des mondes. On s’offre du temps pour aimer, avant même de chercher à combler notre immense soif de savoir. Il faut changer l’ordre des choses, une fois encore.

Je veux prendre le temps, cet automne, d’écouter les questions qui montent en moi sans m'acharner à leur trouver des réponses. Je veux faire confiance. Tout vient en son temps.